Rapports des districts à la Conférence nationale de l’acier – 26 mai 2020

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MISES À JOUR DES DISTRICTS

District 5
District 6
District 3

DISTRICT 5

Rapport de Guy Gaudette, représentant du District 5 responsable de la région de la Montérégie près de Montréal et du service auprès d’ArcelorMittal, du Groupe Heico, des installations de Rio Tinto à Sorel-Tracey et de Nova Tube à LaSalle :

Novatube, SL 2423, LaSalle (Québec) :

 

Rio Tinto, SL 7493, Sorel-Tracy (Québec) :

 

Groupe Heico : Quatre sections locales représentant 600 membres

L’employeur a refusé de le faire, laissant plutôt les employés demander la Prestation canadienne d’urgence. Il a accepté la subvention salariale pour ses employés actifs et ne veut plus discuter de la question de réembaucher les travailleurs mis à pied.

Qui plus est, Infasco restructure actuellement ses activités et procède à des mises à pied permanentes, tout en recevant la subvention salariale de 21,08 $ l’heure pour chaque employé actif, mais elle ne fait rien pour aider les employés qui seront mis à pied en permanence.

Nous continuons d’insister auprès de l’employeur pour qu’il réembauche les employés à l’aide de la subvention salariale, et auprès du gouvernement afin qu’il veille à ce que cet employeur cesse d’agir comme il le fait présentement.

 

ArcelorMittal :

 

Rapport de Yves Rolland, président d’ArcelorMittal, SL 6951 à Contrecœur-Ouest, et président par intérim du Comité de solidarité de l’acier (CSA) au Québec, sur diverses sections locales chez ArcelorMittal au Québec :

 

ArcelorMittal, SL 6586, Contrecœur-Est (Québec)

 

Bureau, SL 8060, Contrecœur (Québec)

 

Usine de Longueuil, SL 8897, Longueuil (Québec)

 

Installation de St-Patrick, SL 9399, Montréal (Québec)

 

Feruni, SL 6586-2, Contrecœur (Québec)

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DISTRICT 6

Rapport de Richard Leblanc, représentant au bureau du District 6 à Ottawa :

Ivaco Rolling, du groupe Heico à L’Orignal (Ontario), compte trois unités de négociation, dont voici les présidentes et présidents :

Eric Fournier, laminoir à fil-machine, SL 7940
Jocelyn Bernier, fonderie, SL 8794
Sylvie Brisson, travailleuses et travailleurs de bureau, SL 9740

 

  • Cette installation fonctionnait déjà avec trois équipes et, avant la COVID‑19, Ivaco procédait occasionnellement à des mises à pied. Par le passé, elle avait quatre équipes en place.
  • Avant la COVID‑19, l’entreprise planifiait de revenir à quatre équipes et avait embauché quelques personnes. Cette initiative a cependant été suspendue pour le moment.
  • À l’heure actuelle, le laminoir fonctionne la moitié du temps, sur la base de deux semaines d’activités/deux semaines d’arrêt, et à capacité réduite.
  • Elle procède actuellement à des mises à pied, et fonctionne maintenant avec une équipe réduite de 35 membres qui effectuent de la surveillance, des tâches de conciergerie, etc.
  • L’annulation de la mise en place accélérée d’une quatrième équipe a donné lieu à la mise à pied en permanence de 20 travailleurs de la production le 28 avril.

• SL 8794, fonderie :

  • La fonderie comprend 172 membres.
  • Le 30 novembre 2019, l’entreprise a annoncé des mises à pied du 4 au 18 avril 2020, qui ont été prolongées jusqu’au 13 juin. On s’attend à ce que les travailleurs mis à pied reviennent au travail le 13 juin, mais leur retour reste à voir.
  • Quand la fonderie et le laminoir ne fonctionnent pas, seulement 16 membres travaillent.
  • Quand le laminoir réduit ses activités de moitié, la fonderie n’emploie que 30 membres.
  • La section locale continue de communiquer avec ses membres grâce à une page privée sur Facebook afin de les aider à présenter des demandes d’assurance-emploi et de la PCU.
  • SL 9740, travailleuses et travailleurs de bureau :
  • ◦ Le bureau compte 35 membres.
  • ◦ Leur travail dépend directement du nombre de personnes en service au laminoir et à la fonderie.
  • ◦ L’employeur a permis à certains membres de travailler de chez eux, mais il est revenu sur sa décision depuis. Il tente maintenant de ramener les travailleurs au bureau. Des discussions se poursuivent à ce sujet, ainsi que sur le travail partagé.
  • ◦ La direction n'est pas favorable au travail partagé, mais elle en discute avec les membres.

 

Rapport de John Catto sur la situation de Gerdau, SL 6571 à Whitby (Ontario)

  • Le comité mixte de santé et de sécurité a bien géré la situation. Toute personne qui entre dans les installations est accueillie par une infirmière qui lui fait passer un test de dépistage, prend sa température et lui pose des questions sur sa santé. Le dépistage se fait pendant 20 heures chaque jour.
  • Les heures de début et de fin sont décalées de sorte à réduire le nombre de personnes dans les vestiaires.
  • Des mesures d’entretien et d’assainissement supplémentaires sont maintenant en place.
  • Les interactions avec les conducteurs de camion se font sans papier.
  • Seulement cinq personnes peuvent accéder aux salles de repas à la fois afin de permettre la distanciation sociale.
  • Des postes de lavage et d’assainissement ont été installés partout dans l'installation.
  • L’entreprise fournit des masques à quiconque en fait la demande.
  • Une seule personne a exercé son droit de refus de travailler depuis le début de la pandémie de la COVID‑19, et l’entreprise l'a réglé à l’interne.
  • En ce qui concerne les programmes fédéraux de soutien, l’employeur n’a pas demandé la subvention salariale d’urgence, ses revenus n’ayant pas diminué jusqu’à maintenant.
  • Quelques membres ont demandé du financement individuel (PCU) en raison de la fermeture des garderies, ou parce qu’ils ont dû se confiner à leur retour au pays (à la suite d’un déplacement). Le président de la section locale n’est pas au courant de quelque problème que ce soit et présume qu’on communiquerait avec lui s’il y en avait.
  • Initialement, l’entreprise rémunérait tous les travailleurs qui se confinaient volontairement à la suite d’un voyage. Quand le gouvernement fédéral a annoncé la PCU, l’entreprise a décidé de laisser ces travailleurs en faire la demande.
  • Les personnes qui ont obtenu un test positif en raison de faibles symptômes d’autres maladies ont dû s’absenter pendant 48 heures, mais ont perdu quelques quarts de travail. L’entreprise a jugé que c’était tant pis.
  • Nous avons déposé des griefs en leur nom. Selon le syndicat, ils auraient dû tout au moins avoir droit à des prestations de maladie. La période de 40 heures que les personnes atteintes de la COVID‑19 auraient dû normalement attendre aux termes de l’assurance a été annulée dans le cas de l’indemnité hebdomadaire pour cause de maladie.
  • Les seules personnes laissées pour compte sont celles qui n’ont pas droit à la PCU ou qui ont dû s’absenter d’un ou deux quarts de travail.

 

Rapport de Gary Howe sur Stelco, SL 1005, Hamilton (Ontario)

Rapport de Randy Graham sur Stelco, SL 8782, Nanticoke (Ontario)

 Préoccupation :

Nanticoke produit de l’acier inoxydable, un fait qui semble être souvent oublié. La SL 8782 juge nécessaire que le gouvernement établisse une stratégie sidérurgique nationale sur l’utilisation d’acier canadien dans les projets d’infrastructure. Les importations de l’Inde, de l’Italie et de la Chine sont celles qui nous font le plus de tort.

 

Rapport de John Kallio sur Algoma Steel, SL 2251, Sault Ste. Marie (Ontario)

 Préoccupation :

Pour Algoma, il faut que le secteur de la fabrication automobile se remette sur pied. Après que le gouvernement fédéral ait renfloué GM Motors, la fermeture de l’usine de GM à Oshawa l’année dernière s’est avérée une réelle déception. Le président de la SL 2251 s’inquiète pour la tôle si les usines automobiles continuent de fermer et de déménager au Mexique. Rien ne les force à rester au pays.

 

Rapport de Rebecca McCracken sur Algoma Steel, SL 2724, Sault-Ste. Marie (Ontario)

Rapport de Cody Alexander sur Tenaris Algoma Tubes, SL 9548, Sault Ste. Marie (Ontario)

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DISTRICT 3

Rapport de recherche de Patrick Rodrigues, District 3

Le secteur de l’acier du District 3 fait présentement face aux difficultés suivantes :

  • Gerdau, à Selkirk (Man.), fabricant de produits spéciaux. Des négociations ont lieu actuellement et personne de cette installation y prend part aujourd’hui. Le représentant du Syndicat des Métallos a indiqué que l’entreprise exigeait beaucoup de concessions et que les négociations étaient intenses.
  • Evraz, Regina (Sask.), producteur de produits pour le pétrole et le gaz, subit durement les effets des prix courants des marchandises.
  • Evraz, Calgary (Alb.), producteur de produits pour le pétrole et le gaz, les subit tout aussi durement.
  • Tenaris Prudential, Calgary (Alb.), producteurs de produits pour le pétrole et le gaz, vit la même situation.
  • Alta Steel, Edmonton (Alb.), fabricant de matériaux de construction et de produits miniers, en subit moins les effets, mais se heurte néanmoins à des problèmes liés à la demande pour le moment.

 

Rapport de Mike Day sur Evraz, SL 5890, Regina

  • ◦ Evraz n’a pas eu à réduire sa production.
  • ◦ Il n’y a eu aucun cas à cette installation.
  • ◦ Elle a mis fin aux activités des contractants.
  • ◦ Les travailleurs doivent respecter les mesures de distanciation sociale.
  • ◦ Les quarts ont été décalés.

 

Rapport de Patrick Veinot, représentant dans le sud de la Saskatchewan

 

Rapport de Paul Perrault sur AltaSteel, SL 5220, Edmonton (Alberta)

Accompagné au bureau de Jeff Kalichuck, représentant du Syndicat des Métallos, et d’Alan Engman, vice-président.

  • Au total, 45 personnes ont dû prendre congé parce qu’elles avaient des symptômes.
  • Les travailleurs sont maintenant tous de retour, et jusqu'à présent il n’y a eu aucun autre cas positif de COVID‑19.

 

Rapport de Robert Collinson sur Evraz, SL 6673, Calgary (Alberta)

  • Heureusement, nous n’avons pas eu de cas.
  • L’entreprise a sérieusement appliqué les mesures de distanciation sociale, de lavage des mains, de décalage des heures de début et des pauses-repas, et jusqu’à présent, elles ont été utiles.

 

Rapport de Robert Gosse sur Tenaris Prudential, SL 7226, Calgary (Alberta)

Préoccupations :

◦ Le pire dans toute cette situation est le fait que lors de la fermeture de l’installation en 2015, nous avons appris que Tenaris faisait remplir une partie des commandes par Tamsa au Mexique dans le cadre de poursuites devant les tribunaux. Compte tenu du tonnage qui entrait à l’usine, nous aurions pu conserver une ou deux équipes de soudure en travail partagé et ainsi maintenir les activités. La partie la plus effrayante de la fermeture pour nous est que nous n’aurons pas de travail tant que le marché n’aura pas suffisamment rebondi pour justifier les coûts de réouverture de l’installation.

L’entreprise facilitera notre commande, en particulier celle de matériel tubulaire pétrolier en provenance du Mexique. Elle insistera également sur les tubes sans soudure, puisqu’à titre d’usine de soudage par résistance électrique, aux yeux des clients, nous offrons uniquement un service complémentaire. Le forage dévié devenant plus courant, nous sommes graduellement mis hors service. Si les prix du soudage par résistance électrique et des tubes sans soudure s’alignent, alors nous ne rouvrirons certainement pas.

Les tubes de canalisation constituent notre seule chance de poursuivre nos activités.

Un grand nombre de nos membres sont à quelques jours, semaines ou mois de la retraite. Ils ne recevront peut-être pas leurs prestations de retraite. Les informations que nous a transmises le directeur de l’usine au sujet de la subvention salariale sont de bonnes nouvelles. L’entreprise espère ainsi maintenir certaines personnes en poste pendant quelques mois. Reste à voir si l’horaire passera de 40 heures à 32 heures. Nous nous croisons les doigts, mais la situation change tous les jours.

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