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Les écarts entre les pensions des hommes et des femmes peut être comblé par un salaire minimum plus élevé et la suppression des obstacles à la syndicalisation

TORONTO - Les gouvernements et les employeurs doivent s'efforcer davantage pour réduire les écarts salariaux et des retraites entre les hommes et les femmes, soutient le Syndicat des Métallos, à la lumière d'un nouveau rapport qui place le Canada au 13e rang des pays de l'OCDE.

Interrogé sur le dernier indice annuel Mercer CFA Institute Global Pension Index (en anglais), Ken Neumann, directeur canadien du Syndicat des Métallos, affirme que malgré la récente entrée en vigueur de la législation sur l'équité salariale au niveau fédéral et son application dans déjà plusieurs provinces canadiennes, les écarts salariaux persistants engendrent des disparités préoccupantes des revenus de retraite entre les hommes et les femmes.

Le rapport Mercer, qui a placé le système de revenu de retraite canadien au 13e rang sur 43 pays, s'est particulièrement centré sur l'écart des revenus de retraite. Il révèle que, quels que soient le pays et le type de régime de retraite en place, le revenu moyen de retraite était plus élevé pour les hommes que pour les femmes.

La fourchette des écarts de pension entre les hommes et les femmes est très large, comme au Japon, où l'écart est de près de 50%, ou en Estonie, où il est inférieur à 5%. Au Canada, l'écart de pension homme-femme est d'environ 22%.

«C'est un problème brutal et persistant», déclare Ken Neumann, faisant remarquer que les femmes sont plus susceptibles de travailler à temps partiel, d'avoir un salaire inférieur par rapport à leurs homologues masculins et selon toute probabilité, d'assumer des responsabilités familiales. «Les femmes sont plus fortement touchées sur le plan financier lors d'une séparation, ont des carrières en général plus courtes que les hommes et vivent plus longtemps. Elles ont donc besoin de plus d'épargne retraite.»

Ken Neumann souligne que les écarts de revenu de retraite entre les hommes et les femmes ne peuvent être résolus par les femmes à titre particulier. S'agissant d'un problème systémique, il doit être abordé avec des solutions systémiques, notamment l'augmentation du salaire minimum; l'adoption des lois sur l'accréditation syndicale par vérification des cartes d'adhésion, élargir et faciliter la négociation collective dans les emplois à prédominance féminine, notamment dans le secteur des services; l'application d'une solide législation sur l'équité salariale et l'investissement dans des services de garderie universels, abordables et de qualité.

«Ces dynamiques de genre ont été exacerbées par la pandémie de COVID-19, où les femmes ont assumé de façon disproportionnée des responsabilités familiales accrues», constate Adrie Naylor, chercheuse au Syndicat des Métallos, en se référant aux commentaires reçus des membres du syndicat de tout le pays pendant la pandémie.

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Adrie Naylor, Service de recherche, politique publique et soutien aux négociations, Syndicat des Métallos, anaylor@usw.ca

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